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vendredi 6 octobre 2017

Lipari

Dernière journée dans les îles Eoliennes.

On décide de quitter Vulcano et d'aller à Lipari pour la journée en attrapant le bateau de 9h, d'autant que les moustiques ont l'air bien en forme ce matin...
Pour tout dire, j'ai renoncé à mettre à jour le blog, hier soir. La connexion WiFi n'est possible qu'à la réception, qui est en plein air, et j'ai été littéralement attaqué par une nuée de moustiques, malgré le répulsif. Faut dire qu'ils piquent aussi à travers les vêtements !

Donc, après 10' seulement d'hydroptère, nous voici à Lipari. On laisse les bagages dans une consigne et nous partons visiter la ville de Lipari (10000 habitants) sous un ciel couvert. De gros nuages noirs apparaissent puis disparaissent régulièrement. Le temps change vite en montagne, mais ici aussi !

On emprunte la rue commerçante avant de monter à la citadelle, construite par les espagnols au XVIe siècle, à la suite de la destruction de la ville par le corsaire Barberousse. il y a des éléments de fortification du XIIIe, des vestiges grecs dont une tour du IVe siècle avant JC, et le site fut occupé dès le néolithique.
C'est une enceinte de remparts contenant pas moins de cinq églises.
La cathédrale offre un très beau plafond et on visite également le temple Normand, datant du XIIe siècle, avec ses colonnes aux chapiteaux ornés, récupérés à l'époque sur des maisons romaines.
Dans cette enceinte se trouve également un parc archéologique très agréable, avec de nombreux sarcophages, et qui offre de belles vues sur la ville.























On redescend ensuite sur le petit port de Marina Corta. Tout autour se trouve un dédale de ruelles typiques, très étroites.
Déjeuner sur le port, puis on flâne encore un peu dans Lipari, en passant près des vestiges des thermes de l'époque romaine.




Au café Kasbah, le chien, grand ou petit, est bien accueilli !





Et soulagement, il n'y a pas de moustiques, ici !
L'ambiance est très différente ici : beaucoup de monde ici, plein de magasins, des voitures...

Nous reprenons l'hydroptère de 16h pour revenir à Milazzo, où nous dormons une dernière nuit avant le retour demain.

En conclusion, on a beaucoup aimé cet archipel des Eoliennes, avec un coup de coeur pour Panaréa et, bien sûr, Stromboli, dont l'ascension restera longtemps vivace dans nos mémoires. La conjugaison de la nuit, du vent très fort, des grondements de la terre et évidemment des explosions de lave nous ont, une fois de plus, fait nous sentir minuscules face aux éléments...
Dans un style différent, Salina était bien intéressante, et Vulcano superbe, si ce n'était ces moustiques !
Enfin la ville de Lipari est agréable à parcourir.
Nous ne sommes pas allés sur les deux dernières îles : Filicudi et Alicudi, plus petites et un peu excentrées.
Côté météo, à part quelques gouttes en tout début de séjour à Panaréa, ce fut beau avec quelques nuages parfois et des températures douces à chaudes.
Les bulletins de la météo que l'on a consulté ne devait pas être spécifique aux Eoliennes mais plutôt couvrir la Sicile en général, d'où les prévisions un peu alarrmistes en début de séjour. Quand on a pu voir la côte Sicilienne, de Vulcano par exemple, il pleuvait visiblement sur l'Etna et autour alors que nous étions sous le soleil...

On a été surpris par l'affluence, assez importante, en cette saison. En plein été ou en mai, ce doit être quelque chose...
Les liaisons par hydroptère sont efficaces et rapides, avec parfois juste quelques minutes de retard. C'est sûrement différent quand la météo est mauvaise.

Et merci pour vos commentaires, c'est toujours très sympa !

jeudi 5 octobre 2017

Vulcano J3

Après la journée d'hier bien intense au plan sportif, on change nos plans pour aujourd'hui.
Nous avions initialement prévu d'aller faire une rando assez longue sur la côte de Lipari pour voir les "faraglione", mais comme on les a bien vus hier de la mer, on préfère rester sur Vulcano pour une journée plus tranquille.

On part donc à pied de la résidence pour commencer une balade "piquante" sur Vulcanello.
Vulcanello est le cratère "petit frère" du grand et est situé sur l'isthme du même nom.
 

Pline l'Ancien raconte que cette île, qui fut rattachée par la suite à Vulcano, émerge des eaux vers l'an 182 av. JC.
C'est en 1550 que Vulcanello et Vulcano ont été réunies par la lave.
Les dernières éruptions de Vulcano remontent à 1739 et 1888.

Après avoir emprunté une rue asphaltée, on bifurque à droite sur un petit sentier, court mais bien raide.
Pas de panneau, comme souvent, merci le gps.
Les belle plantes grasses ornées de grosses pointes à leur extrémité : ouille ! ça pique...
Les moustiques qui grouillent : ouille ! ça pique...









On a complètement sous-estimé le problème "moustiques".
Notre répulsif naturel africain est inefficace devant la virulence des moustiques de Vulcano : on a des dizaines de piqures.
Nous en achèterons un autre à midi pour tenter d'enrayer le phénomène, qui devient très gênant.
Heureusement, dans la chambre, les spirales de pyrèthre semblent être efficaces...
On avait été tranquille sur Panaréa et Stromboli, mais on a commencé à en voir (un peu) à Salina et ici, c'est bien pire !

Bon sinon, Vulcanello a un chouette cratère et la vue est à nouveau splendide.
Après avoir cherché en vain un autre sentier, on redescend par le même itinéraire pour aller, un peu plus loin, à la "vallée des monstres".

Pour couper court à toute supposition hasardeuse, non, ce n'est pas une vallée avec des miroirs, et oui, Martine a hésité à y aller car elle a déjà ce qu'il faut à la maison...
En fait ce sont des bombes volcaniques et des blocs de lave qui ont été projetées ici lors d'une éruption et dont certains ont des formes étranges.

Le monstre est à l'arrière-plan


Guili-guili







On revient ensuite vers le centre en passant par la plage de sable noire. et près d'une soufrière au pied de laquelle se trouve une grande cuvette de boue chaude et jaunâtre, très prisée. On n'a pas essayé, sachant qu'il est impossible de se défaire de l'odeur pendant trois jours...
A côté se trouve une plage, acquacalda, qui, comme son nom l'indique, offre une baignade dans des eaux chaudes, où gargouillent les gaz sulfureux dont la température atteint 100° C en cas d'éruption.




Après avoir flâné un peu, on déjeune à la Piazzetta, d'un menu bien sympa pour 16 € par personne :
on commence par le traditionnel plat de pâtes, une généreuse portion de "Pene" à la sauce bolognaise, suivie d'un espadon grillé frite/salade,
et d'un dessert traditionnel Sicilien en forme de cornet. On devrait tenir jusqu'à 4h...

Martine rentre à la résidence pendant que je décide d'aller voir vers Monte Lentia.
Après avoir trouvé l'entrée du chemin, l'ascension débute en plein soleil (c'est plutôt l'heure de la sieste que de la rando).
Le panorama est sympa, avec le grand cratère d'un côté et les découpes rocheuses de la côte de l'autre, tout en gardant Lipari et les autres îles en toile de fond.










En haut, c'est plus compliqué : je me retrouve dans une résidence privée, très jolie d'ailleurs.
Je ne croise personne et ressort sans difficulté avant de redescendre par la route et de rejoindre Porto di Levante, puis notre hébergement.

Après une bonne glace, on décide tester la belle piscine à débordement de notre résidence.
Il n'y a personne d'autre que nous et le cadre est chouette, vue sur la mer et le volcan.
L'eau est un peu froide pour nous (dans les 20° ?) mais c'est quand même bien sympa... une fois qu'on est dedans !
C'est une piscine d'eau de mer.


Dîner sur notre terrasse.